Hoi An et le bus infernal

Après une tournée dans la campagne Vietnamienne, nous voici enfin à Hoi An, étape la plus au sud de notre séjour au Vietnam.

Hoi An est une ville très réputée (et aussi très touristique). Elle est par ailleurs surnommée « la ville des lanternes ». Pour autant, et avant d’y arriver, ça a été relativement sportif.

Tam Coc – Hoi An : pire trajet jamais

De retour à Tam Coc, où notre bus du fameux « open bus tour » est censé nous récupérer, on va casser la croûte dans un des petits restos du village où on mangera relativement léger (un bouillon pour Marghe qui se sentait fébrile) et des nouilles pour moi. On passe également récupérer un peu d’eau dans l’épicerie voisine où les prix sont étiquetés (!) et où la gérante essaie d’échanger en français avec nous ! De là, on attendra le bus et sa demi-heure de retard (la faute en partie à des gogols qui sont arrivés complètement défaits avec 20 minutes de retard). Et c’est parti !

On finit par partir tout doucement et après une heure de route Marghe commence à se sentir vraiment pas bien. Les boyaux ne sont visiblement pas en grande forme depuis quelques jours pour nous deux et le sommet de la crise est … maintenant pour elle ! La nuit va alors se transformer en véritable cauchemar.

La méga chiasse bordel

Heureusement, les bus de nuit sont équipés de WC et encore heureusement, ceux-ci ont été nettoyé il y a moins de 4 ans. Marghe passera donc une bonne partie de sa courte nuit dans un état vraiment difficile à supporter (les détails sont censurés pour ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes).

La nuit passe et à 5h, changement d’ambiance. Nous arrivons à Hue, terminus pour un grand nombre de passagers mais en théorie pas nous. En théorie seulement car l’assistant to the regional chauffeur attrape les affaires de Marghe en l’invectivant à se bouger pour sortir du bus. Marghe me réveille et je ne comprends pas trop pourquoi on doit descendre. De son côté, elle est toujours en PLS absolue donc on préférerait éviter d’avoir à changer de bus sans infos comme depuis le début de ce périple.

Toujours est-il que le chauffeur me confirme qu’il faut bien descendre en feignant de ne pas parler un mot d’anglais ce qui est particulièrement énervant dans les bus vietnamiens. Ils ne font strictement aucun effort pour être utiles ou agréables quand ils n’en ont pas envie ! De là, un gars se présente comme le transfert du bus et prend nos affaires et nous dit de le suivre pour aller… sur une moto ! Il est 5h du mat, on n’a pas dormi de la nuit, ni réfléchi bien longtemps.

On monte et ça commence tout doucement à sentir le traquenard. Le mec nous propose dans un premier temps de nous arrêter dans un restaurant pour manger. On lui dit qu’on n’a pas faim du tout et je commence à sentir le coup foireux. Les deux rigolos repartent et nous posent enfin devant une agence Sinh Café face au stade de Hue.

On ne sait absolument pas où on est, ni quoi faire. En revanche, les deux lascars nous demandent 150 000 dongs chacun pour la course. Le ton commence à monter et on leur dit qu’on ne leur a rien demandé. Après 5 minutes de discussion, on s’en tire pour 50 000 dongs (à deux) soit 2€. On est à Hue soit encore à une bonne heure de Hoi An, notre destination finale et Marghe est en mal-être.

On rentre donc dans le Sinh café et on explique la situation à la dame qui nous explique qu’on a acheté notre ticket de bus dans un « faux » Sinh Café à Hanoi et qu’elle ne peut rien faire pour nous. On tente donc de contacter notre agence à Hanoï via le wifi de l’agence qui nous explique qu’il ne fallait pas descendre du bus et demander avant de descendre. PRENDS-NOUS POUR DES CONS §

Après discussion, elle nous dit qu’un bus pour Hoi An va nous ramasser à quelques encablures. Ce bus finira par arriver et nous finirons enfin notre route.

Hoi An, eat, swim, sleep repeat

A l’arrivée à Hoi An, bis repetita ! Une horde de gens veulent nous vendre leurs services : taxis, hôtel, scooter, moto. Si tu dis non une fois, ils redemanderont jusqu’à que tu leur dises oui ou que tu commences à les insulter. De notre côté, comme d’hab, on cherche un wifi pour choper un Grab qui nous amènera à l’hôtel.

Par miracle, on en chope un que l’on attendra 10 minutes, le temps pour nous de recevoir environ 510 sollicitations de vendeurs. Sur la route pour rejoindre le Grab, Marghe finira par gentiment en insulter une qui passait devant elle pour la 105e fois (non mais à un moment donné quand t’es déjà en PLS tu peux plus lutter !).

Nous voilà enfin à l’hôtel ! Il s’agit du Kiman Spa & Hotel.
Situé à une quinzaine de minutes à pied du vieux centre de Hoi An, l’hôtel nous accueille par un thé de bienvenue et un serrage de main avec la manager de l’hôtel. On sent déjà qu’on est entre de bonnes mains et que tout ce trajet et ces galères semblent être derrière nous.
L’hôtel dispose effectivement de tout le confort qu’un touriste pourrait attendre comme la piscine, un restaurant, un espace de relaxation et un grand lit dans une chambre décorée avec goût.

On retrouve également un petit balcon dans notre chambre pour ne rien gâcher au plaisir ! Vous pouvez réserver le Kiman Spa & Hotel en cliquant ici, on achètera des seaux de champagne grâce à vous ! Encore une fois, on ne peut que vous le recommander pour la sympathie du personnel et le standing des chambres.
On laissera donc passer la fin de la journée et nous dirigerons vers le restaurant de l’hôtel pour apprécier la cuisine et le cadre charmant de l’établissement. On tapera grasse mat’ le lendemain et on finira quand même par sortir en fin de journée.

Une fois à Hoi An, on se dirige donc à pied vers le centre-ville ou plutôt le vieux quartier qui longe la mer. La vieille ville de Hoi An est très réputée pour ses lanternes qui offrent une vue très sympathique aux badauds en promenade en soirée.

Des touristes, des lanternes : bienvenue à Hoi An !

Les quais sont bordés de commerçants qui vous vendront cuirs, lanternes, et bien sûr nourriture : la ville comporte un grand nombre de restaurants d’assez bonne qualité. Des vendeurs « à la sauvette » vous proposeront en complément une promenade en barque sur le bras de mer (c’était vraiment très saturé le soir où on y est allé) ou des consos « gratuites » dans un bar voisin (4 pour le prix de 12).

On est vraiment hyper sollicités par tous types de vendeurs et ça en devient pénible. On fait donc un tour de la ville où l’on appréciera tout de même la promenade et l’architecture mélangeant influence chinoise, française et japonaise. On mangera à deux pas du très réputé pont japonais (15 mètres de long et payant) et on retourne dans nos pénates pour y passer une nouvelle nuit réparatrice.

Le lendemain, on retourne visiter la ville et nous dirigeons dans le même quartier en balisant auparavant notre parcours. On avait vu notamment qu’aucun des édifices qui vaut le détour ne peut être visité sans achat d’un ticket 5 entrées à acheter dans une des baraques situées près des points touristiques. Ça nous a un peu agacé et on a donc passé sur ce système, d’autant qu’il avait l’air assez coûteux (entre 100 et 150 000 dongs d’après les sources).

On avait quand même pensé au principal avant de partir : le repas du midi (Marghe allait comme vous pouvez le constater bien mieux !). Notre dévolu se jette sur un resto qui semble de qualité à Hoi An, le Annen Hoi An Restaurant.

On quitte donc la vieille ville vers 11h30 et on finit par arriver à l’adresse indiquée par Maps.me… Pas de resto !

On demande à la personne qui était sur le lieu où se situe le resto qui nous montre une direction du bras qui semble assez vague. On se retrouve dans des petites ruelles où évidemment aucun resto n’est présent et on se retrouve dans une grande avenue où on décide de chercher du coup un autre resto. Le nouvelle adresse est dispo sur le site web du restaurant qui se trouve finalement à 50 mètres de là où on squattait le restaurant !

Le repas est vraiment cool, comme souvent au Vietnam. On est deux à manger et on commande ce pourquoi on a fait tout ce chemin : des nouilles au pesto ! Le resto revisite effectivement les recettes divines européennes (notamment) avec ce qui se fait de mieux au Vietnam. Inutile de dire qu’on a léché nos assiettes et on était assez heureux de ce repas.

MANGER PESTO

Repus, on se dirige vers l’hôtel pour profiter de la piscine et d’un bon moment de détente. On ne s’est vraiment pas fait mal à Hoi An. Le séjour à Ninh Binh que Marghe vous narre ici a été assez fatiguant et on a voulu profiter des infrastructures de l’hôtel pour se réparer un peu après le trajet en bus et en anticipant le retour à Hanoï.

Hoi An c’est bien, Hoi An tu viens

En résumé, on garde tout de même un apriori très positif sur la ville où le rythme et l’ambiance sont bien plus cools qu’à Hanoï par exemple. La ville garde une taille relativement acceptable et il est assez simple de bouger à pieds. Attention toutefois au développement effréné du tourisme qui pousse au développement d’un grand nombre de homestay et de spas qui sont (de ce que l’on nous a dit) de qualité assez variables. La population locale a par ailleurs déserté la ville pour s’éloigner en raison de l’inflation grandissante au niveau des loyers.

La vieille ville de Hoi An

L’authenticité n’est donc pas forcément de mise et le contraste bien évidemment saisissant avec notre précédente expérience Vietnamienne.

Pour la suite du parcours, et pour la dernière étape au Vietnam (déjà ☹), on remonte sur Hanoi pour quelques jours (en bus.. Encore !). Vous pourrez découvrir l’article en cliquant ici ! En attendant, profitez de quelques photos de notre visite !

Bisous bisous !

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