Hanoi II, la revanche

Re-bienvenue à Hanoi !

La ville nous avait déjà grandement plu lors de notre premier passage, on est donc ravis de revenir ici pour « boucler la boucle ». Hanoi est en effet un passage incontournable pour les backpackers car c’est le nœud des transports en commun. La ville possède effectivement l’un des aéroports principaux du pays ainsi que le terminus d’environ toutes les lignes de bus touristiques.

On vous avait déjà parlé des bus et de l’open bus ticket, on a donc fait notre retour depuis Hoi An vers Hanoi via le même moyen. Le départ avait lieu aux alentours de 13h et l’arrivée était prévue pour le lendemain vers 5h du matin. Inutile de préciser que l’on appréhendait particulièrement ce voyage vu les mésaventures du précédent trajet (vous pouvez relire ce moment d’anthologie gastrique en cliquant ici).

Sur la route de Hanoi

Nous voilà donc devant l’agence d’où le départ doit se faire avec une chaleur écrasante et l’imminence de l’orage. Évidemment, et encore une fois, on va attendre car on est arrivés un peu en avance, et que l’ensemble du personnel ne semble pas très disposé à charger les affaires ou quoi que ce soit d’autre. Je pars donc chercher quelque chose à manger (une sorte de pain brioché avec une saucisse que l’on ne vous recommandera pas). Vous noterez le goût du risque de vos serviteurs qui s’enfilent de la nourriture douteuse avant d’enchaîner 10000 ans de bus !

On démarre par environ 72 arrêts tous les 10 mètres pour charger toutes sortes de matériel (le bus doit visiblement s’occuper de la livraison de marchandises, c’est pas con) et de personnes. On finit donc par démarrer pour de vrai pour un trajet relativement facile cette fois même s’il a été très long. Dans les bus on vous recommande les places du fond pour plusieurs raisons :
– Proximité des toilettes (surtout si vous vous sentez fébriles)
– 3 places en haut et en bas au lieu d’une : vous pouvez au choix être proche de votre moitié et/ou de vos affaires : les gens hésitent toujours avant de vous déranger et privilégieront une place seule dans le reste du bus. C’est un peu de l’enculerie mais c’est vrai. Pour notre part, on a utilisé cette stratégie jusqu’au moment où un local est venu se poser à côté de nous signifiant la fin de la sieste !
– La possibilité de regarder un flim à deux et donc d’économiser les batteries de vos appareils en alternant
– Vous aurez l’air d’un vrai thug

Toujours est-il que ces 17 heures de bus se sont globalement « bien » déroulées et que l’on arrive à Hanoi sans encombre pour le lever du soleil. La ville est encore calme et on a besoin d’un grab pour pouvoir arriver à l’appart que l’on a loué sur Airbnb (il s’agit du même que lors de notre premier séjour). Évidemment, pas de wifi, il s’agit donc de dégager les 1540320 personnes qui veulent nous amener (on ne s’est pas fait avoir cette fois) et s’écarter au plus vite de cette zone. On trouvera un café à proximité pour se connecter au wifi et commander un grab qui arrivera rapidement.

Le petit cadeau qui fait plaisir aux porte-monnaies du backpacker

On arrive donc à l’appart sur les coups de 6h et là, on consulte nos mails (les lits sont occupés par d’autres locataires donc pas moyen de faire une sieste).

La surprise est énorme (…) quand on lit ce message de la part du service Google Flights (que l’on vous recommande chaudement) :

Les petits mails qui font plaisir

En effet, on suit ce vol depuis assez longtemps et les tarifs sont restés assez flats pendant la période de suivi. Une baisse de quasiment 50% nous fait dégainer nos CB en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. On a donc notre billet en poche pour le trajet Australie-Mexique en mars. Les 17 heures de trajet sont donc vite oubliés pour cette jolie surprise.

3 jours à Hanoi V.2

Le lac Truc Bach

On avait déjà fait un premier passage réussi à Hanoi il y a deux semaines, on connaît et on navigue donc un peu mieux dans la ville. On décide donc de se rendre à proximité de l’appart et visiter le lac Truc Bach. On est délestés de nos sacs et on ne peut pas jouir de l’appart, autant mettre la matinée à profit (même après 17 heures de bus, on est des vrais thugs on vous dit).

Jean-Michel a choisi de mettre son jardin au milieu du lac pour éviter le vol. Habile !

Le lac est bien entendu entouré de pêcheurs et de temples. On s’arrête notamment visiter la Tran Quoi Pagoda (gratuit !) et on remontera jusqu’au magnifique jardin botanique de Hanoi pour y trouver un peu d’air « frais » et du calme. J’irai même jusqu’à faire une sieste sur l’épaule de Marghe, la fatigue se faisant sentir. Le jardin est très beau et assez vaste. On a pu y apercevoir des paons (pas libres), des boxeurs qui s’entraînaient et des gamins qui apprenaient à danser (je n’ai pas pu leur faire profiter de mon déhanché de folie).

La Tran Quoi Pagoda au bord du lac True Bach

On retourne ensuite vers l’appart et on commettra notre seule erreur culinaire du séjour en allant manger des sushis dégueu à proximité de l’appart. On avait pris pas mal confiance sur la nourriture jusqu’à tenter ça. Heureusement, ils ne nous ont pas rendu malades.

On récupère l’appart à 13h, idéal pour se reposer l’après-midi et préparer les deux derniers jours de notre passage.

Le centre-ville et les marionnettes sur l’eau

On se laissera la matinée pour une bonne grasse mat (et des pains au choc) et on partira à la visite du centre-ville. Encore une fois, on est émerveillés par les rues à thème de la ville où on adore se perdre. De la rue des cadenas à celle des rouleaux de scotch ou encore des poupées pour enfants, chaque rue est grouillante d’activité et de commerçants qui voudraient que l’on s’arrête chez eux. On finira tout de même à se hasarder dans une des rues à fringues North Face où j’achète un nouveau short après une négociation de haute volée où j’ai réussi à diviser le prix par deux :o. Ça progresse un peu de ce côté la.

Scooter sur les trottoirs, piétons sur la route, vélo à 3 roues, bienvenue à Hanoi !

En fin de journée, on se dirige dans le centre-ville de Hanoi pour nous rendre au théâtre des marionnettes sur l’eau, une spécificité vietnamienne qui date de plusieurs centaines d’années. A l’époque, les soirées à la campagne était un peu tristes et les rizières et autres lacs déjà nombreux. Les paysans se retrouvaient alors sur une colline pour apprécier les marionnettes sur l’eau. Les thèmes reprennent la vie agricole quotidienne (la pêche, les cultures, les mythes locaux etc…).

C’est vraiment un beau spectacle que l’on vous recommande. Le public est essentiellement étranger et les scènes précédées par un petit speech en anglais pour comprendre ce que l’on va voir. Les photos étant interdites pendant le spectacle, on vous laissera simplement imaginer les marionnettes articulées dans une petite piscine décorée et son orchestre sur la gauche. L’entrée coûtait 100 000 dongs par personne.

A la fin du spectacle, on ira manger grassement dans un des restaurants « à expat » voisin et la bière coulera à flots. On prendra à nouveau un grab pour rentrer à l’appart (oui, on s’est un peu embourgeoisés). 

Jour 3 : Balade au marché et cooking class

Vous lisez bien ! Cooking class ! On avait initialement prévu de partir faire un tour en dehors de Hanoi pour notre dernier jour mais les quelques passages en agence nous ont dissuadé de le faire. Taper encore 2 x 2 ou 3 heures de bus pour aller passer une à deux heures sur place ne nous semblait pas opportun.

On avait abordé à l’époque l’idée de participer à un cooking class. On s’est rendus au Orchid restaurant où la sympathique gérante nous a accueilli et montré ses programmes. Le prix étant somme toute correcte on s’y est inscrit. On aura payé 2 370 000 dongs la session soit un peu moins de 100€. Il s’agit d’un craquage en bonne et due forme. Mais ça valait le coup !

Le lendemain, on arrive donc par Grab (encore) remboursé par le restaurant. On rencontre les participants du jour ou plutôt les participantes, je serai le seul homme de la session avec le chef. La pression monte.

Le chef, hyper sympa, nous fait donc découvrir le programme du jour et nous envoie avant toute chose au marché de Hanoi. Des pousse-pousse nous sont affrétés et c’est une nouvelle manière de traverser la ville qui est excellente. Il est en effet assez difficile d’être piéton dans cette ville et ce type de pousse pousse propose souvent des prix à négocier. Ici, c’est tout compris donc on y va de bon cœur.

Coup de foudre au marché de Hanoi

Au marché avec le chef, on découvrira les différents ingrédients nécessaires (ou non) à la conception de notre menu et les diverses dégustations feront leur petit effet. On retiendra notamment les dégustations de viandes séchées, de pâtisseries et les passages dans les innombrables stands d’épices vendues au gros. De retour au restaurant, on attaque la cuisine avec notamment la préparation entière des nems et de viandes grillées (j’ai pas mal masterisé le fait de tenir la grille de viande sur le barbecue) !

On a vraiment apprécié ce moment un peu à part, bien aidés par le chef, qui parlait un bon anglais et qui était extrêmement sympa. A la fin de notre dure demie journée de labeur, on va déguster tout ça et s’en mettre plein la panse. On s’est bien entendu régalés, les bières étant en plus pour la maison.

Ce cooking class a parfaitement mis un point final à notre séjour au Vietnam. On est ensuite retournés vers l’appart pour préparer la suite de notre voyage : l’Indonésie.

En route vers l’aéroport de Hanoi

On estime nécessaire de faire ce laïus pour éviter des frais inutiles aux personnes passant par là. En bons mange-pavés, on a évalué que le taxi ou le grab coûterait trop cher pour aller jusqu’à l’aéroport. On a donc regardé du côté des transports en commun et il existe une ligne de bus qui nous a posés devant le terminal pour les lignes internationales pour seulement 30 000 dongs (soit un peu plus d’1€ chacun. Prends ça Rhone-Express) !

Cette ligne démarre depuis le centre-ville. Il nous a paru plus simple d’aller (en grab) à l’hôtel Melia où les arrêts de bus sont très faciles à trouver. Il s’agit de la ligne 86. Les bus y sont neufs, les trajets presque directs pour l’aéroport (compter une petite heure) et donc économiques. Évidemment, il fonctionne aussi dans l’autre sens et permet une arrivée rapide et sûre en centre-ville d’Hanoi.

Notre étape Vietnamienne s’arrête donc avec le vol pour l’Indonésie. On regrette déjà de ne pas avoir eu le temps de rester plus longtemps et de filer visiter vers le sud. Les grosses inondations survenues à Hoi An la semaine suivante nous ont toutefois donné raison et ça nous laisse une opportunité de revenir une prochaine fois.

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