Aux doux rythmes de Gili Air & Kuta Lombok

Après donc une dizaine de jours passés sur l’île de Bali, on fait route vers l’est de l’Indonésie. Direction les Gili et plus précisément Gili Air.

A Gili Air, l’air chaud nous chatouille de bonheur (ohoh)

Pour rallier Gili Air, il n’existe pas 100 solutions et il faut donc prendre un ticket de ferry qui part de Padangbai. Nous partons de Ubud où la gérante de notre auberge nous propose une formule « tout compris » qui nous fait partir en van depuis la ville et assure le ferry jusqu’à Gili Air. Cette option nous a été facturé 250 000 roupies chacun (un peu plus de 15€ chacun).

Le van a bien entendu roulé comme un dératé pendant le gros de la route et a fait un détour de plusieurs dizaines de kilomètres pour récupérer un couple de touristes… soit. On arrive au ferry juste à l’heure et on se prend bien entendu un bon déluge dès que les sacs sortent ( !) et on attend dans un resto qu’on nous appelle pour notre bateau.

Le ferry est plutôt de bonne qualité et on monte à l’étage pour avoir moins chaud et profiter d’un peu plus d’espace. Les sacs à dos sont laissés à l’équipage en montant et étiquetés en direction de l’île où nous allons.

On arrive à Gili Air assez rapidement même si c’est la dernière île desservie par le ferry. L’arrivée se fait littéralement les pieds dans l’eau, donc mettez vos tongs plutôt que les baskets ! Elle n’est pas désagréable au demeurant car vous pouvez très rapidement vous rendre compte que le sable blanc est de très bonne facture et qu’il acceptera volontiers votre séant royal pendant vos séances bronzage.

Pas mal et toi ?

En attendant, on se dirige vers notre hôtel situé au nord de l’île (c’est-à-dire à 20 minutes de marche). Pour les moins braves, il est possible de prendre une calèche au port pour 100 000 roupies. Inutile de vous dire qu’on a marché !

A noter qu’il n’y a aucun véhicule motorisé sur l’île pour notre plus grand bonheur. On troquera les odeurs d’essence avec celle du purin de cheval, utilisé ici pour traîner hommes et marchandises.

Notre homestay, le Balengku homestay propose des bungalows individuels de bonne qualité. Assez grand et avec un lit moustiquaire, on dort au moins en sécurité (ce détail n’est pas anodin). La salle de bain se retrouve en extérieur, et, particularité de l’île, l’eau qui sort des robinets est salée ! La première douche a eu un effet assez particulier. On ne s’éternise toutefois pas sur l’hôtel et enfilons rapidement nos plus belles tenues aquatiques pour nous diriger vers la plage la plus proche (en l’occurrence celle du nord). La baignade y sera difficile car il n’y a pas de fond et on aperçoit plusieurs gros oursins. Les plages du nord semblent en effet réservées au snorkeling. C’est pas grave, on fera une sieste jusqu’à ce qu’on ait froid c’est-à-dire assez tard !

Sur la route du retour, on croisera nos deux compatriotes Gwen & Aline (encore elles !) en visite sur l’île également. Elles nous recommanderont de visiter les plages du sud, plus propices à la baignade.

Gili Air, sable blanc, tortues et détente absolue

Les jours suivants se résumeront au titre de la section ! On a effectivement découvert les plages du sud qui sont absolument magnifiques et offrent une vue imprenable sur Lombok souvent sous la pluie. De notre côté un grand soleil nous donne chaud et l’eau à 30° contribue à un sentiment de paradis absolu.

Photo rare d’une dure journée à Gili Air

On passe chez Jérôme (qui gère son centre de plongée à Gili Air) de Plongée Bali Francophone pour y récupérer du matériel de snorkeling mais celui-ci s’avérera relativement décevant. Au sud, on ne voit que peu de poissons ou autres éléments vivants. On réservera le lendemain une journée snorkeling proposée par un des nombreux commerces du port. Ces tours (tous similaires), proposent de tourner autour des Gili (on ne dit pas îles Gili car Gili veut dire île :o) et d’y découvrir le riche fond marin. On en profite également pour booker notre trajet jusqu’à Lombok, prochaine étape de notre découverte de l’Indonésie. Ça nous donne un levier de négociation et nous permet de toucher les deux à 560 000 roupies au lieu de 600 000 ! (Calmez-vous, ça fait 2,5€ de gagné mais on est contents quand même :o).

La sortie snorkeling était magnifique mais la quantité de touristes présents en même temps au même endroit nuit à la magie du lieu. Toutefois, difficile de faire la fine bouche tant les fonds marins sont superbes et habités. Les tortues, les coraux vivants, les poissons de toutes les couleurs nous font passer une journée splendide. La pause repas se fait sur Gili Trawagan où le resto semble cher et destiné aux clients en « one-shot ». On conseillera d’essayer de s’aventurer un peu plus loin sur l’île, il y a largement le temps de manger tranquillement.

On a également découvert la côte ouest de l’île en couché de soleil. Cette côte nous a paru être la plus belle (mais aussi la plus aménagée en terme de tourisme) : on y trouve des terrasses de bar, des happy hours, et des gros poufs (pas de féminin ici). On se posera pour y contempler un couché de soleil de toute beauté.

Paradis. Figure n°7 : Gili Air

Côté nourriture, l’île n’est pas en reste et on s’est pas mal fait péter le bide. Nombre de restaurants sont en effet tenus ou gérés par des étrangers et la « healty food » (sans gluten, végétarienne) y occupe une place de choix.

On a notamment mangé au Pachamama avec Philippe et Elena, la demie-sœur de Marghe et on s’est régalés !  On a également mangé une des (la ?) meilleures pizza depuis qu’on est parti au nord de l’île au Biba Beach Café et on a cassé la croûte à midi au Sate bar. Le jour de notre départ on s’est arrêté manger une ouiche lorraine au Breadelicious qui porte bien son nom. Globalement donc, on n’a pas maigri sur place et on a bien dépensé des sous.

Idée d’un repas local Indonésien par les Globe-trottoir

La réputation de Gili Air n’est vraiment pas usurpée et à part les deux cafards dans la chambre (et globalement sur l’île – N.B : deux cafards dans la chambre chassés avec bravoure et au péril de sa vie par Marghe, n’est ce pas), ça a été un véritable sans faute. Cet endroit mérite vraiment sa réputation de paradis sur terre et on ne peut que le recommander.

Ca cale à Kuta Lombok

Toutes les meilleures choses ont une fin et après avoir prolongé d’une nuit notre séjour sur Gili, on s’est dirigés vers l’île de Lombok pour nos derniers jours en Indonésie. On rejoindra Lombok via le ferry public avant de prendre un van qui nous déposera devant l’hôtel. Le ferry public vaut le coup d’être vécu une fois. On monte à 50/60 dans une sorte de radeau chargé à ras bord de diverses marchandises et de bagages et on traverse pendant 20 minutes le bout de mer qui sépare Gili Air et Lombok.

Les transports publics vus par les Indonésiens

On avait prévu 7 jours sur place et on a donc réservé un hôtel de bonne facture situé à Kuta Lombok : le Mong Bungalow. La chambre est encore une fois très propre et cette fois et une petite terrasse en rez-de-jardin fait bien le taf pour le petit dej (inclus dans le prix !). On avait prévu de bosser et de nous reposer après 3 semaines où on a fait pas mal de route et de visites. Les plages de Kuta Lombok sont également très réputées notamment pour les surfeurs.

On s’est effectivement reposés, beaucoup trop. On ne recommande pas de rester 7 jours là-bas, il n’y a vraiment pas grand-chose à faire.

Bain de boue, plages plus ou moins magnifiques !

On est situés assez loin du centre-ville et des plages. On va donc avoir besoin d’un scooter. L’hôtel en propose un à coût correct et donc dès le lendemain on part à l’aventure vers les plages du centre-ville. Assaillis par les vendeurs de sarong, de fruits ou de bracelets (on n’avait même pas posé une serviette par terre qu’on nous vendait déjà des trucs), on décide de ne pas nous éterniser sur place, d’autant que la plage n’est pas très belle et que l’orage gronde au loin.

On a par ailleurs eu de gros orages chaque après-midi donc cela nous a servi de leçon pour les jours suivants.

Après s’être documentés un peu plus, on part donc vers les plages de l’est (pas loin de Turtle beach). La route est assez longue en scooter et par endroit en mauvais état. On approche tant bien que mal de notre objectif et là tout bascule…

Une grosse flaque de boue encore fraîche a raison de notre équilibre et on a donc droit à notre premier bain de la journée, au ralenti. Rien de bien méchant et on finit par arriver à la plage, couverts de boue. La plage vaut quand même réellement le coup et on trouve assez peu de gens. On en profite donc un moment avant de retrouver notre hébergement, comme vous l’avez compris, pour éviter l’orage !

La boue = la vie

On a également passé une petite journée sur la plage la plus réputée de Kuta Lombok, la Pentai Selong Belanak. La plage y est immense et l’eau absolument délicieuse. On peut y apprendre le surf. Sinon, l’option transat est également disponible pour les gens comme nous ! On ne peut que recommander cette plage et on regrette de ne pas l’avoir découvert avant car il s’agissait de notre dernière sortie avant notre départ.

Les mecs qui surfent sur du sable… moi aussi j’y arrive

On quitte Kuta Lombok sans regrets et finissons notre séjour en Indonésie en demi-teinte. On est un peu déçus de ne pas avoir visité le Sulawesi comme nous l’avions prévu au début. Le manque de temps et les temps de trajet sur place ont eu raison de cette destination que l’on s’est promis de visiter dans le futur. Pour le moment, direction donc les Philippines avec un marathon d’avions !

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2 thoughts on “Aux doux rythmes de Gili Air & Kuta Lombok”

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